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Des soldats israéliens rompent le silence


Qui de mieux placé, pour raconter l’occupation en Palestine, que ceux qui l’exercent au jour le jour ? Le 6 juin dernier, plus de 300 intervenants se sont réunis à Tel-Aviv. Ils ont lu, à voix haute, dix heures de témoignages d’anciens militaires en poste dans les territoires palestiniens, dont certains ont été retranscrits par le Guardian.

L’autre visage de l’occupation

C’est l’ONG, “Breaking the Silence” (“rompre le silence”), créée par d’ex-soldats israéliens, qui a initié ce projet de lecture publique. Depuis dix ans, elle sillonne l’Etat hébreu pour rencontrer d’ancien militaires et compiler leurs récits. Une opération sur le long terme (elle a déjà donné lieu, notamment, à un livre qui se positionne clairement contre l’occupation des territoires palestiniens, et représente donc une frange bien circonscrite de l’opinion israélienne.
Son objectif  : obtenir une radiographie de l’occupation de la Palestine par ceux qui la vivent au plus près, à hauteur d’homme et loin du discours officiel. C’est ce qu’explique au Guardian Yehuda Shaul, cofondateur de l’ONG et lui-même ex-soldat.

“En lisant pendant dix heures d’affilée, on voulait montrer que les faits décrits par les témoignages que nous avons collectés ne sont pas exceptionnels ; ils sont même plutôt ordinaires.”

Yehuda Shaul insiste : il ne s’agit surtout pas de juger et condamner les soldats à titre individuel. “Breaking The Silence” veut inciter la société israélienne à porter un regard critique sur son armée et sur les actes commis “au nom de la sécurité d’Israël“. Une problématique plus actuelle que jamais : le même jour, le gouvernement israélien annonçait au monde entier une relance massive de la colonisation

par Laura Aronica
le 16 juin 2014

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