27 janvier 2013

Afrique du Sud et Danemark : pour le label des produits sous l’occupation israélienne

L’Afrique du Sud et le Danemark prennent des règlements demandant que les produits issus de la Cisjordanie occupée soient étiquetés comme tels ; Israël qualifie l’initiative de « raciste ».

Un avis a été publié samedi par le ministère du Commerce et de l’Industrie d’Afrique du Sud qui annonce qu’Israël sera dorénavant tenu de marquer tous les produits venant d’une terre palestinienne avec le label « Produit dans les territoires palestiniens occupés ».

La déclaration du Département sud-africain du Commerce et de l’Industrie précise que le ministre « exigera des commerçants en Afrique du Sud de ne pas étiqueter incorrectement les produits dont l’origine est le Territoire palestinien occupé (TPO) comme des produits d’Israël. »

La question du label s’est trouvée relancée quand un journal danois a rapporté, dimanche, que les mêmes restrictions seraient appliquées au Danemark, quoique facultativement, pour les produits venant de Cisjordanie qui pourront être déclarés comme tel ou non.

La mesure « montre clairement aux consommateurs que les produits sont travaillés dans des conditions que non seulement le gouvernement danois, mais aussi des gouvernements européens, n’approuvent pas. Il appartiendra aux consommateurs de savoir s’ils choisissent d’acheter ces produits ou non », affirme le ministre des Affaires étrangères danois, Villy Sovndal, cité par le quotidien israélien The Jerusalem Post.

Les supermarchés danois auront la possibilité de choisir d’utiliser ou non ces labels. La raison de cette initiative danoise, selon Sovndal, est de permettre aux consommateurs de faire la différence entre les produits venant d’Israël et ceux venant des « colonies illégales », indique The Jerusalem Post. Cette mesure est destinée à appuyer la notion de « solution à deux États », dit Sovndal.

De même, le ministre du Commerce sud-africain, Rob Davies, a déclaré la semaine dernière que la mesure visait à aider « les Sud-Africains qui... soutiennent les Palestiniens à identifier ces produits ».

Les deux États, cependant, insistent sur le fait que ces mesures ne veulent pas soutenir un boycott des marchandises israéliennes, mais seulement des produits venant des territoires occupés après 1967, quand les troupes israéliennes ont envahi et occupé de nouveaux territoires en Palestine, Égypte et Syrie.
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En avril, une importante coopérative de consommateurs britanniques a pris la décision d’étendre son boycott, déjà appliqué, à tous les produits d’Israël venant de Cisjordanie. Le groupe Co-operative, la plus grande société mutuelle du Royaume-Uni, et la cinquième dans le détail alimentaire, a décidé de cesser de commercer avec tout fournisseur s’approvisionnant dans les colonies israéliennes.

La Co-op soulignait également, cependant, qu’elle ne boycottait pas le commerce avec Israël lui-même.
Le quotidien britannique The Guardian rapporte que la Co-op « insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un boycott israélien, et que ses contrats se poursuivront avec les autres entreprises, à l’intérieur d’Israël, qui peuvent garantir qu’elles n’exportent pas depuis les colonies illégales ».

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Info-Palestine.eu
Proche-Orient.net
MISE A JOUR : dimanche 27 janvier 2013 

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L'Afrique du Sud impose un label "fabriqué dans les Territoires palestiniens"

Le gouvernement sud-africain a décidé en conseil des ministres d'imposer un label sur les produits importés des Territoires palestiniens occupés à la place de la mention "made in Israël".

"C'est conforme à la ligne de l'Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 délimitées par l'ONU et ne reconnaît pas les territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l'Etat d'Israël", a précisé un porte-parole, Jimmy Manyi, lors d'un point presse.
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Le 14 juillet, le ministre sud-africain délégué aux Affaires étrangères, Marius Fransman, avait prononcé un long discours sur ce sujet au Cap.

"La diplomatie économique peut être l'une des armes les plus efficaces pour changer la situation palestinienne. Les Palestiniens et leurs soutiens, inspirés par le boycott économique de l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid, cherchent depuis des années à imiter notre succès dans ce domaine", avait-il dit.

"Jusqu'à présent, la campagne de boycott a eu un effet économique négligeable, mais la voix d'un gouvernement comme le nôtre pourrait donner un coup de pouce symbolique", avait-il poursuivi.

"Notre position politique sur la situation en Palestine est indubitablement marquée par notre propre histoire d'oppression et d'abus des droits de l'Homme", avait ajouté M. Fransman, citant également le poète palestinien Mahmoud Darwich, Albert Luthuli -- ex-président de l'ANC et prix de Nobel de la paix 1960--, Nelson Mandela et Che Guevara.

Cette initiative avait été qualifiée de "raciste" en mai par un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, et suscité une manifestation de quelques centaines de personnes à Pretoria fin juin.

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© AFP 22/08/2012 à 11h:29 | AFP  

la Nativité de Bethléem inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco

Réjouissant !

L'Unesco a inscrit vendredi le site du "Lieu de naissance de Jésus", comprenant l'église de la Nativité de Bethléem et également la route de pèlerinage au Patrimoine mondial.

Porte de l'humilité
Il s'agit du premier site palestinien inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

Les Palestiniens, entrés à l'Unesco en octobre 2011 au terme d'un vote qui avait provoqué la colère des Israéliens et des Américains, avaient fait la demande d'une inscription du site dans une procédure en "urgence".

Ils avaient argué du "délabrement et de la dégradation de l'ensemble architectural", notamment du fait des "forces d'occupation" israéliennes.

© afp.
Le mur à Bethléem (photo © Marie-Armelle Beaulieu)










Note. 
 "L'ONU a publié en 2009 un rapport qui épingle les restrictions israéliennes à Bethléem. Selon son Bureau de coordination des affaires humanitaires, les Palestiniens n'ont accès qu'à seulement 13% des 660 km2 de la commune. 

Le mur empêcherait notamment l'accès à des zones de pâturages, propices à une exploitation agricole. "Le développement économique et social de Bethléem est compromis", peut-on lire dans le rapport.  (L'express)

Palestine. Quelques tableaux parlants

  Made in illegality / outils infographiques 1er juillet 2019  https://plateforme-palestine.org/Made-in-illegality-outils-infographiqu...