08 décembre 2011

Une nouvelle mission de " Bienvenue en Palestine "

Se rendre librement en Palestine
afin d'aider à construire une école


Mission de "Bienvenue en Palestine" 
du 15 au 21 avril

" Bienvenue en Palestine " soutiendra cette année la construction d'une école (comprenant 16 classes, de la maternelle à la terminale, avec en plus une école hôtelière) dans la région de Bethléem. Et ceci en compagnie de Stéphane Hessel qui viendra poser la première pierre du collègue-lycée qui portera son nom. De nombreux participants de nombreux pays se retrousseront les manches pour venir en aide à la construction de l'école maternelle.

Cette nouvelle mission a également pour but, comme la précédente, de revendiquer le droit d'entrer en Palestine et la libre circulation pour les Palestiniens comme pour tous ceux qui veulent leur rendre visite. En effet, entrer dans le pays, quitter le pays, réunir les familles, faire du commerce... devient de plus en plus dur en premier lieu pour les Palestiniens eux-mêmes. La Cisjordanie devient de plus en plus un ghetto, comme Gaza. Et si des prisonniers ont le droit de recevoir des visites, les Palestiniens dans la Cisjordanie occupée et à Jérusalem l'ont de moins en moins.
L'an passé Israel a stoppé plus de 300 personnes voulant se rendre en Palestine dans les aéroports européens. 127 participants à la mission ont été arrêtés à Tel Aviv par la police israélienne et mis en prison.
Ceci est inacceptable. C'est pourquoi Bienvenue en Palestine se remet en route. Cette année, la participation à cette mission sera encore plus importante que l'année passée. De nouveaux pays ont rejoint l'initiative. La mobilisation est en cours en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, au Pays Bas, aux Etats-Unis, au Canada, et ... en Belgique.

Et de nombreuses personnalités telles que Stéphane HESSEL,Desmund Tutu, Nawal Al Sadaawi, Noam Chomsky, Nurit Peled, Jean Ziegler ont signé l'Appel ci-dessous :

" Nous, signataires de la présente, adhérons à l’appel de "Bienvenue en Palestine 2012″, visant à permettre aux défenseurs des droits de l’homme et des droits nationaux du peuple palestinien de se rendre librement en Palestine en avril 2012.
Il n’y a pas d’autre moyen, pour entrer en Palestine, que de passer par des postes de contrôle israéliens. Israël a fait de la Palestine une prison géante, mais depuis quand des prisonniers ne pourraient-ils mêmes pas recevoir de visites ?
" Bienvenue en Palestine 2012 " va de nouveau contester la politique israélienne d’isolement de la Cisjordanie, à l’heure où les colons paramilitaires et l’armée commettent des crimes contre une population civile palestinienne sans défense.
Nous appelons les gouvernements à soutenir le droit des Palestiniens à recevoir des visiteurs, et le droit pour leurs ressortissants respectifs de visiter librement la Palestine.
Les participants à la mission " Bienvenue en Palestine 2012 " demandent à pouvoir transiter par l’aéroport de Tel Aviv sans encombre afin de pouvoir se rendre directement en Cisjordanie où ils sont attendus pour prendre part à un projet consacré au droit à l’éducation pour les enfants palestiniens. "

 Comment pouvez-vous contribuer à la réussite de cette mission ?

En participant vous-mêmes. La réussite de la mission est d'abord d'être très nombreux, afin de pouvoir donner un message fort. Un billet d'avion, à l'heure actuelle, coûte 350 € (au mois de février cela peut monter à 500 €). Il est donc préférable d'acheter son ticket dès que possible. Contactez-nous à l'adresse mail ci-dessous afin que nous puissions vous aider dans le choix du vol.

En demandant à des personnalités de faire partie du voyage : des élus, des universitaires, des sportifs, des journalistes, des artistes...

En récoltant du soutien pour aider des jeunes à partir. Vous pouvez parrainer un jeune qui veut venir mais qui a du mal à réunir la somme nécessaire, en envoyant un don (sur le compte BE 12634223810192 - 634-2238101-92 de l’ABP-Liège, avec la mention " Mission Bienvenue en Palestine 2012), acheter et vendre des cartes de soutien, organiser une soirée de solidarité au bénéfice de la mission...

En faisant connaître la mission. Vous pouvez diffuser les flyers, les affiches, mais aussi organiser une petite soirée chez vous en invitant vos amis et un participant à la mission pour donner les détails pratiques, organiser une soirée d'info dans votre commune...

POUR TOUT CONTACT EN BELGIQUE : http://bienvenuepalestine.com

- bienvenuepalestine.wallonie.be@gmail.com
- welcomepalestinebelgium@yahoo.com (Bruxelles)
- actiePal@palestinasolidariteit.be (Flandres)

02 décembre 2011

Briser un silence embarrassé

L’exposition "Breaking the silence" 
Où ? Halles de Schaerbeek, 22a, 1030 Bruxelles. 
Quand ? Jusqu’au 17/12. Tous les jours de 13 à 18h, excepté le lundi.
Nocturne le jeudi jusque 21h.
Nocturne et matinée sur demande.
En partenariat étroit avec l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) et Dor Hashalom,
Avec le soutien de la Fondation Rosa Luxemburg.
Participer, soutenir ces témoignages, ces événements (de grande qualité), c’est encourager les Israéliens qui persévèrent à défendre les droits inaliénables des Palestiniens en dénonçant les crimes dont ils sont victimes en prenant, actuellement, des risques personnels face à leur  gouvernement de droite et d’extrême – droite.
                                   Marco Abramowicz

L’association israélienne Shovrim Shtika - Breaking the Silence - Brisons le Silence a collecté et compilé plus de 2 500 heures d’iinterviews à propos de la vie quotidienne à Hébron. L’exposition présente une centaine de photographies prises par les soldats dans l’exercice de leur fonction au sein des forces armées israéliennes. Des ex-soldats, membres actifs de Breaking the Silence, accompagnent la visite de l’exposition et parlent de leur mission en Cisjordanie et dans les autres Territoires occupés de Palestine.

« Les soldats qui servent dans les Territoires sont les témoins et les acteurs d’actions militaires qui les changent profondément. Les cas d’abus envers les Palestiniens, les pilages et les destructions de propriétés sont la norme depuis des années mais sont toujours relatés comme étant des cas extrêmes et uniques. Nos témoignages décrivent une autre et bien plus sinistre réalité. Une réalité dans laquelle la détérioration des principes moraux trouve un moyen d’expression, sous la forme d’ordres et des règles d’engagement, et qui est justifiée au nom de la sécurité d’Israël? »

L’exposition s’accompagne d’une installation vidéo intitulée "The Details", du réalisateur israélien Avi Mograbi. Visible dans une salle annexe, elle montre des scènes relatives aux Territoires occupés simultanément sur huit écrans. L’artiste y voit une manière de faire "ressentir l’espace psychologique et oppressif que les situations dans ces vidéos créent" .
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Briser un silence embarrassé
Vincent Braun
LLB, mis en ligne le 02/12/2011

D’anciens soldats de l’armée israélienne témoignent des réalités de l’occupation des Territoires palestiniens. Une exposition visible à Bruxelles.
Il faut d’abord se rendre en sous-sol. S’extraire de la surface et de ses bruits. Pénétrer une réalité silencieuse, voire réduite au silence. Découvrir une cinquantaine de photos, des scènes de la vie quotidienne des soldats israéliens déployés dans les Territoires palestiniens. Décrypter ces images prises par d’anciens soldats, dûment légendées et même commentées en direct par ceux-ci. Y voir autant de témoignages peu flatteurs - cathartiques, expiatoires ? - de leur passage sous les drapeaux. Briser le silence embarrassé que suscitent l’occupation et la colonisation israéliennes. Donner corps à ces deux mots.

Montée pour la première fois à Tel Aviv, et interdite, l’exposition "Breaking the silence" (visible aux Halles de Schaerbeek durant quinze jours) est due au collectif israélien du même nom. Elle montre une réalité qui dérange d’autant plus qu’elle émane des rangs même de l’armée de l’Etat hébreux. "La majorité de la communauté juive ne veut pas savoir ce qui se passe réellement. C’est pourquoi ces soldats sont importants, parce qu’ils sont les témoins directs, les acteurs de cette occupation, et qu’ils montrent ce qu’ils ont été amenés à faire au nom de la société israélienne", souligne Henri Wajnblum, l’ancien président de l’Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB), qui a contribué au montage de l’exposition.

Breaking the silence est un collectif israélien créé en 2004 par d’anciens soldats ayant servi dans les Forces de défense israéliennes (IDF) - le nom officiel de l’armée - en tant que conscrits ou officiers durant la seconde Intifada (guerre des pierres), qui prit fin en 2000. Son objectif est de collecter des documents afin de montrer la nature réelle de l’occupation. A ce jour, près de 8 000 soldats ont apporté leur pierre à cet édifice. Chaque témoignage, chaque document est systématiquement vérifié, recoupé, comparé, en fonction de l’actualité et des dates, nous explique Simcha Levental, 29 ans.

Lorsqu’il sert comme sergent entre 2000 et 2003, il est témoin des humiliations et des harcèlements qui sont le lot quotidien des Palestiniens. "Cela m’a pris deux ans et demi pour me rendre compte de ce qui se passait réellement, car nous sommes plongés dans la réalité du terrain. Certaines choses me dérangeaient. Alors, j’ai commencé à en parler à mes proches, qui trouvaient cela tout aussi dérangeant. Puis d’autres m’ont raconté des choses similaires", nous confie Simcha Levental. "Au final, on se rend compte que nous ne sommes pas là pour protéger notre pays ou assurer sa sécurité, mais bien pour entretenir une situation d’occupation."

Pour lui, être occupant, même sans avoir d’intention malveillante, conduit à réaliser des choses honteuses et regrettables. "Ces choses banales que nous sommes amenés à faire sont contre la morale et répondent à des buts politiques", affirme encore Simcha. "L’occupation nous pousse à être créatifs", dit-il. L’une des photos exposées (ci-contre) montre des Palestiniens punis pour avoir bravé le couvre-feu imposé par Israël. "Leurs yeux bandés rappellent qu’ils sont les victimes aveugles de ce régime d’oppression", suggère Simcha.

Et de commenter une autre photo qui témoigne de la politique d’intimidation et d’intrusion mise en œuvre par les forces israéliennes. On y découvre des soldats ayant investi une maison palestinienne pour la fouiller et regardant un match de la Coupe du monde de football à la télévision. "Ils ont enfermé les membres de la famille dans deux pièces. L’opération a duré deux heures, parce que c’était la durée du match."

Encore ? 02.218.21.07 et www.breakingthesilence.org 
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Un site à visiter : http://www.upjb.be/

08 novembre 2011

Au Cap, le Tribunal Russell pour la Palestine veut voir éclore le même esprit que celui qui a présidé à la fin de l’apartheid.

Le Tribunal Russell pour la Palestine a appelé lundi la communauté internationale à "pratiquer le même esprit de solidarité qui a contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud" à l’égard des Palestiniens. A l’ouverture de la troisième session, qui s’est déroulée le week-end dernier au Cap, l’archevêque Desmond Tutu, héros de la lutte anti-apartheid, a reproché à Israël d’avoir oublié les Ecritures. "Ils ont oublié leur propre histoire et ce que leurs propres prophètes ont dit de notre Dieu. Nous adorons un Dieu qui naturellement incline en faveur de ceux qui souffrent", a déclaré Desmond Tutu, prix Nobel de la paix 1984.

Le Tribunal Russell pour la Palestine est un tribunal des peuples autoproclamé créé en 2009 sur le modèle de celui qui jugea les crimes de guerre américains au Vietnam dans les années 1960. Créé peu après l’opération Plomb durci à Gaza en 2008-2009, il est considéré comme une "mascarade" par la diplomatie israélienne. Il est toutefois pris très au sérieux par des intellectuels sud-africains témoins de la période de l’apartheid. Le jury était composé de huit personnes dont la féministe française Gisèle Halimi, l’Irlandaise Mairead Corrigan, prix Nobel de la paix 1976, ou encore l’ancien résistant et ancien ambassadeur de France Stéphane Hessel, 94 ans.

La fédération sioniste d’Afrique du Sud avait par avance dénoncé "une campagne politique destinée à salir", jugeant que le tribunal Russell n’était "pas impartial".

Avant même l’ouverture de la troisième session du Tribunal Russell, les rapports des Palestiniens des Territoires occupés et des autorités israéliennes ont suscité un débat en Afrique du Sud où ils éveillent des parallèles avec le système d’apartheid, le régime raciste en vigueur jusqu’en 1994. Ce débat, dont la presse s’est fait l’écho, s’est amplifié avec l’initiative des Palestiniens à l’Onu demandant la reconnaissance de leur Etat dans les lignes qui ont séparé les Israéliens et les Arabes entre 1949 et 1967.

"L’Afrique du Sud est le lieu naturel pour débattre de savoir si Israël pratique une forme d’apartheid, pas en Israël même mais dans les Territoires occupés", a expliqué le professeur de droit John Dugard, ancien rapporteur spécial à l’Onu sur les droits de l’homme dans les Territoires de 2000 à 2006 et aussi l’un des parrains du Tribunal Russell pour la Palestine. "Ma propre expérience m’a malheureusement conduit à voir d’importantes similitudes", explique M. Dugard qui cite "discrimination, répression et fragmentation territoriale, les trois aspects dominants de l’apartheid".

(D’après AFP)

Lire tout l'article (sur le site de La Libre)

Tribunal Russell sur la Palestine - Cape Town - 6 novembre 2011

Chers Amis,
Ci-joint un communiqué de presse du Tribunal Russell sur la Palestine, réuni à Cape Town (Afrique du Sud) ce W-E et en ce début de semaine.

Ce communiqué n’est pas consultable sur le site web du Tribunal Russell : une «main mystérieuse» l’a piraté et rendu inaccessible.

Le communiqué de presse que je vous transfère ci-dessous est lui-même techniquement très particulier: ce courriel s’est avéré intransférable (le premier de toute ma «carrière» sur le net...) : «La tâche n’a pu être effectuée. Une erreur inconnue s’est produite...». 
Une «main mystérieuse» l’avait trafiqué à sa façon.
Pour vous faire parvenir malgré tout ce message, j’ai tenté de procéder à un copier/coller de son contenu et de le coller dans le présent message.

De façon générale, les travaux du Tribunal Russell sur la Palestine – organe d’opinion juridiquement rigoureux et non partisan, honoré de la participation de Stéphane Hessell, de Mgr Desmond Tutu et autres gardiens de la conscience universelle, ainsi que d’excellents spécialistes du droit international - n’ont pratiquement aucun écho dans la presse (une «main mystérieuse»).

Pour pallier ce triste état de fait, je vous suggère de transférer le présent courriel au maximum de vos amis.

Bien cordialement,
F. M.

Tribunal Russell sur la Palestine
Cape Town 

- Communiqué de presse 6 novembre 2011

Ce dimanche 6 novembre 2011, le Tribunal Russell sur la Palestine a poursuivi ses travaux sur le thème « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ». 




De nombreux témoignages ont porté sur les violations des droits humains par l'Etat d'Israël à l'encontre des Palestiniens dans les territoires occupés et en Israël même. Ils ont détaillé différentes mesures discriminatoires telles que: démolitions de maisons, punitions corporelles, détérioration des services de santé et d'éducation notamment pour les enfants, interdiction d'aller et de venir dans les territoires palestiniens. Même les libertés religieuses sont restreintes, des milliers de Musulmans et de Chrétiens sont interdits d'accès aux services religieux et aux lieux saints. Un témoin a estimé que pas moins de 30 pour cent de ces violations sont des pratiques d'apartheid. Avec pour conséquences d'empêcher le peuple palestinien de fonctionner en tant que groupe social.

D'autres intervenants ont présenté l'arsenal législatif israélien sans cesse modifié en vue de restreindre davantage les droits des Palestiniens. Des lois militaires s'appliquent aux Palestiniens des territoires, tandis que des lois civiles régissent la vie des colons. D'autres témoins ont souligné les différents statuts juridiques selon l'endroit où ils résident. A titre d'exemple, les Palestiniens de Jérusalem doivent prouver leur qualité de résident, faute de quoi leur statut est révoqué. D'autres lois visent la population israélienne. Elles obligent les associations qui défendent les droits des Palestiniens à déclarer l'origine de leurs fonds et leur interdisent de soutenir les campagnes de boycott. 



D'autre part, une politique systématique d'exploitation des ressources du peuple palestinien (travail, agriculture, environnement, eau,...) résulte d'un plan coordonné dès 1967, a soutenu un témoin. La viablité des villages est aussi rendue impossible par l'absence d'accès à l'eau, aux routes, ..., avec pour conséquence un exode volontaire des populations épuisées par ces conditions. Une politique de même nature est appliquée en territoire israélien dans les villages palestiniens, en particulier les villages bédouins du Neguev.

Le caractère juif de l'Etat d'Israël est utilisé par les autorités israéliennes pour justifier les différentes violations aux droits humains, y compris le déplacement de populations, qualifié de nettoyage ethnique par un témoin. La destruction massive de maisons de Palestiniens, le transfert de populations et la construction du Mur participent de cette politique de nettoyage ethnique avec pour but ultime la judaïsation d'un maximum de terres de la Palestine historique. Selon ce témoin, il s'agit d'une politique d'apartheid, une notion utilisée officiellement en Israël (hafrada) et qui signifie "acte de séparer". Le Mur étant lui-même qualifié de "barrière de séparation".

Des juristes, en s'appuyant sur la jurisprudence des juridictions internationales, ont rappelé les notions qui permettent de qualifier si des pratiques s'apparentent au crime d'apartheid. Outre les crimes contre l'humanité et crimes de guerre déjà dénoncés, notamment par la Cour Internationale de Justice, la notion de persécution d'un peuple a été précisément définie. 
Enfin, cette journée s'est conclue par l'intervention d'un juriste qui énoncé les différents moyens d'action possibles au niveau juridique national et international en vue de mettre fin aux violations des droits fondamentaux des Palestiniens présentées lors de cette session. Il a rappelé avec insistance le rôle essentiel de la société civile pour amener les gouvernements à se conformer à leurs obligations internationales. Notamment par le biais de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) comme moyen alternatif de faire respecter le droit international.

Cette troisième session du TRP a été marquée par deux incidents: la menace de retrait de la citoyenneté israélienne à une parlementaire arabe de la Knesset citée comme témoin au TRP et le piratage du site web du Tribunal Russell sur la Palestine.


Lundi 7 novembre, les conclusions du jury seront annoncées lors d'une conférence de presse à Cape Town.

Pour d'autres informations sur le Tribunal Russell sur la Palestine: 
https://www.facebook.com/russelltribunal
Contact presse: 

Claude Colart, media manager, RToP Cape Town, 0027 82 37 06 731

LA PALESTINE à L'UNESCO

C'est un grand moment pour les Palestiniens, peut-être le plus important depuis bien des années.
Enfin !
C'est un premier pas vers la reconnaissance d'un Etat.

Voici des extraits d'un article paru dans La Libre Belgique du 2 novembre dernier.

Le statut d’Etat auprès de l’Unesco permet désormais aux Palestiniens de demander la reconnaissance au Patrimoine mondial de nombreux sites en territoire occupé par Israël. Tels l’église de la Nativité à Bethléem, les vestiges archéologiques millénaires à Jéricho, le Caveau des Patriarches bibliques à Hébron, la tombe de la matriarche Rachel à Bethléem. Ce qui causera immanquablement des frictions avec Israël qui a déjà inscrit certains de ces sites à son propre patrimoine national. Notamment, les deux derniers sur lesquels Israël garde la mainmise, quoiqu’ils soient vénérés à la fois par les juifs et les musulmans.
Les Palestiniens pourront aussi saisir l’Unesco pour entraver les fouilles archéologiques qu’Israël mène autour de l’esplanade des mosquées dans la Vieille Ville de Jérusalem-Est, ou pour freiner le contrôle qu’Israël maintient sur les manuels scolaires des écoles palestiniennes à Jérusalem-Est.

Et puis aussi :

A l’issue des consultations menées mardi par son mini-cabinet politique, le Premier ministre Netanyahou a décidé d’accélérer la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée - la riposte préférée des nationalistes israéliens, régulièrement critiquée à l’étranger, mais jamais concrètement freinée par la communauté internationale - en guise de rétorsion après leur admission à l’Unesco.
Par ailleurs, Israël a également décidé de geler, au moins à titre provisoire, recettes fiscales dont il doit s’acquitter chaque mois au Trésor palestinien. Ces recettes proviennent essentiellement des taxes qu’Israël perçoit sur les marchandises qui transitent par ses ports et aéroports à destination de la Cisjordanie et de Gaza. Elles se montent à des millions de dollars et servent à payer le salaire des dizaines de milliers de fonctionnaires de l’Autorité palestinienne. Israël en a déjà souvent bloqué le transfert pour punir ou exercer des pressions sur les Palestiniens.
 Je vous invite à lire l'article entier de Renée-Anne Gutter :
Le gouvernement de Benjamin Netanyahou fulmine contre les Palestiniens et l’Unesco. En rétorsion, il accélère la colonisation.
Renée-Anne Gutter, correspondante à Jérusalem.
LLB. Mis en ligne le 02/11/2011

29 septembre 2011

L’interview de Stéphan Hessel sur la Palestine

A visionner et diffuser sans modération : l’interview de Stéphan Hessel sur la Palestine, résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et auteur du célèbre «Indignez-vous !», en vidéo (2 mn 20).

12 septembre 2011

Palestine : un moment clé

Je reprends le fil de ce Blog, actualité oblige. Quelque chose se passe qui peut changer l'avenir du Proche-Orient.
Septembre 2011. Très bientôt, les Palestiniens vont présenter leur demande d’adhésion au Conseil de Sécurité de l’ONU. Je vous propose un petit dossier à ce propos.


Ces articles sont de Renée-Anne Gutter, journaliste à La Libre Belgique. J'apprécie Renée-Anne Gutter pour son ouverture d'esprit, son objectivité, sa probité. Que ce soit pour l'Afrique (je me souviens d'articles remarquables et prémonitoires sur le Rwanda) ou pour le Proche-Orient, je la crois tout-à-fait digne de confiance. Qu'elle en soit ici remerciée.
¨Philippe Paquet est aussi un journaliste que j'apprécie.
Dans le flot des informations qui circulent partout, je pense utile de (re)valoriser le travail des journalistes professionnels de qualité.

Quatre articles tout récents, et un article d’il y a tout juste un an, où "Dans un discours essentiellement consacré au Proche-Orient, Obama a plaidé pour l’admission d’un Etat palestinien indépendant l’an prochain."
Que du chemin parcouru, en marche arrière, depuis un an !
Note : je vous recommande de lire ce discours remarquable, même si...

1.  3/9/2011 : 
Pour se faire une idée
Renée-Anne Gutter
LLB. Mis en ligne le 03/09/2011

Palestiniens et Israéliens testent leurs arguments diplomatiques. Ce week-end, Yves Leterme écoutera les deux parties à la cause.
  
(Extraits. Pour lire l'article entier voir sur le site de LLB

L’Autorité palestinienne et le gouvernement israélien fourbissent chacun leurs armes diplomatiques, respectivement pour et contre la reconnaissance unilatérale par l’Onu d’un Etat palestinien indépendant. Et d’ici le 20 septembre, date à laquelle s’ouvrira l’Assemblée générale de l’Onu à New York, le raïs Abbas et le Premier ministre Netanyahou courtisent surtout les pays de l’Union européenne.
C’est sur cette toile de fond que le Premier ministre belge, Yves Leterme, aura ces dimanche et lundi des entretiens à Jérusalem et Ramallah. Le 20 septembre, Mahmoud Abbas va soumettre au nom de l’OLP une requête à deux volets : que les Nations unies reconnaissent une Palestine souveraine dans les frontières d’avant l’invasion israélienne de juin 1967, c’est-à-dire sur toute la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est, avec celle-ci pour capitale; et qu’elles adoptent cette Palestine comme membre à part entière.

Pour ce qui est du volet adhésion, M. Abbas ne se fait pas d’illusions. Cette adhésion doit être validée au préalable par le Conseil de sécurité. Or là, les Etats-Unis comptent user de leur véto pour y mettre le holà. (Note)

Les Palestiniens envisagent donc trois alternatives.
• Soit, mobiliser un maximum de votes en leur faveur au Conseil de Sécurité, notamment de ses membres permanents européens, de façon à y isoler la délégation américaine et à délégitimer son véto. 
• Soit, demander la hausse de leur statut onusien, qui est actuellement d’"observateur", à celui d’"Etat non membre".  
• Soit, uniquement briguer la reconnaissance de leur indépendance étatique par l’Assemblée générale.

Les deux dernières alternatives ne nécessitent pas le blanc-seing du Conseil de Sécurité. Mais dans ce cas, la reconnaissance de la Palestine demeurera essentiellement déclaratoire. Elle octroiera toutefois aux Palestiniens une tribune et un poids diplomatique incontournables. Or là, c’est Benjamin Netanyahou qui se sait battu d’avance.

Car sur les 193 Etats-membres de l’Assemblée générale, une majorité d’au moins 130 s’annonce acquise aux Palestiniens. Il s’agit surtout des pays du monde arabo-musulman, d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. (...)
Et dans ce cadre, M. Netanyahou table surtout sur l’UE.(...)
Les 27 débattent précisément ces jours-ci d’une éventuelle position commune. (...)
Pour l’heure, en tout cas, seuls quatre pays de l’UE ont promis à Israël de s’opposer à la démarche palestinienne : l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la République tchèque. L’Espagne s’est déjà rangée aux côtés des Palestiniens. La France et la Grande-Bretagne n’excluent pas d’en faire autant, si l’impasse des négociations israélo-palestiniennes persiste. D’autres membres de l’UE n’ont pas encore annoncé la couleur. (...)
Le gouvernement Leterme n’a encore rien décidé. Mais en juillet dernier, le Sénat belge a adopté une résolution l’invitant à reconnaître l’Etat palestinien.


2.  3/9/2011 :
Hypothèses, intentions, scénarios, réactions, menaces, conséquences

Renée-Anne Gutter, de Jérusalem.
LLB. Mis en ligne le 03/09/2011

Le gouvernement israélien ne dévoile pas ses intentions mais a déjà élaboré des scénarios.

La reconnaissance par l’Onu d’une Palestine souveraine est aux yeux du gouvernement israélien "une menace grave" qui "ne restera pas sans réponse" . Benjamin Netanyahou refuse pour l’heure de révéler ses intentions. Mais certains scénarios sont déjà évoqués, tous de mauvais augure pour les Palestiniens.
Dans l’hypothèse probable que les Palestiniens n’obtiennent pas la pleine adhésion à l’Onu, la reconnaissance de leur Etat par l’Assemblée générale restera virtuelle et n’instaurera pas automatiquement leur souveraineté sur le terrain.

Lire la suite sur le site de LLB


3.  6/9/2011 :
Mahmoud Abbas: "Délégitimer l’occupation"
Renée-Anne Gutter
LLB. Mis en ligne le 06/09/2011

Mahmoud Abbas a publiquement clarifié ses intentions. Il entend reprendre les négociations avec Israël quoi qu’il obtienne à l’Onu.

Pour Mahmoud Abbas, la demande de reconnaissance onusienne d’une Palestine souveraine "ne vise pas à isoler ou délégitimer Israël, mais à délégitimer son occupation des territoires palestiniens" . "Et quoique nous obtenions à l’Onu , souligne le raïs palestinien, nous reprendrons ensuite les négociations avec Israël pour régler les dossiers de l’accord final, ainsi que le sort des Palestiniens prisonniers en Israël."
Pour la première fois, en effet, M. Abbas a publiquement clarifié ses intentions au sujet de la demande d’adhésion de la Palestine aux Nations unies, fournissant ainsi des indications sur la formulation de la résolution que les Palestiniens présenteront dans quinze jours à l’Onu. (...)
 les Palestiniens l’ont annoncé dimanche : les menaces de sanctions américaines et les ultimes efforts internationaux pour relancer les négociations avec Israël avant le 20 septembre ne dissuaderont plus les Palestiniens de s’adresser à l’Onu.
Les Palestiniens l’ont annoncé dimanche : les menaces de sanctions américaines et les ultimes efforts internationaux pour relancer les négociations avec Israël avant le 20 septembre ne dissuaderont plus les Palestiniens de s’adresser à l’Onu. (...)
La démarche auprès de l’Onu ne mettra pas fin à l’occupation, a déclaré Mahmoud Abbas, "elle est un prélude pour y arriver et atteindre l’indépendance" .
La proposition de résolution que M. Abbas soumettra le 20 septembre au secrétaire-général de l’Onu, Ban Ki-moon, appellera notamment à changer le statut des territoires palestiniens de "territoires disputés" en "Etat sous occupation" . Cette résolution acceptée, les pourparlers avec Israël pourront reprendre "sur des bases claires et spécifiques" . A savoir, le retour aux frontières d’avant juin 1967 et l’arrêt de toute activité de colonisation juive. (...)
pour le négociateur en chef des Palestiniens, Saeb Erekat, la reconnaissance onusienne d’ "un Etat palestinien sous occupation" dans les frontières d’avant juin 1967 aura plusieurs avantages. Israël sera obligé d’y appliquer la 4e Convention de Genève, qui empêche notamment l’appropriation de biens de la population locale sur une grande échelle, donc la confiscation des terres palestiniennes au profit des colons juifs. (...)
En riposte à cette reconnaissance, les Etats-Unis menacent carrément de couper les vivres à l’Autorité palestinienne. (Note : revirement d'Obama depuis l'an dernier... voir l'article "L'ONU attend la Palestine")

 Pour lire l'article entier, voir sur le site de LLB.


4.  6/9/2011 :
La Belgique serait "anti-israélienne"

LLB. Mis en ligne le 06/09/2011

L’Etat belge dénoncé par une association israélienne pour avoir financé des ONG.

Ou comment l'extrême droite israélienne accuse des pays européens d'accorder prétendument des subsides "aux ennemis d’Israël" qui critiquent ouvertement les méfaits de la colonisation et les violations quotidiennes aux droits élémentaires des Palestiniens.
Pointés du doigt dans le rapport, les organisations Yesh Din, Shatil, Combattants pour la Paix, le Comités public contre la torture en Israël, le Forum familial du cercle des parents, le Centre Peres pour la paix, et Peace Now, des ONG israélienne qui militent pour la paix.

Le ministère belge des Affaires étrangères s’était déjà expliqué auprès du Jérusalem Post. Michel Malherbe, son porte-parole, joint par téléphone a encore tenu à clarifier la position adoptée par la Belgique en la matière : "Nous finançons non pas des organisations, mais des projets spécifiques d’organisations qui sont soigneusement examinés à l’avance et qui répondent à des attentes humanitaires." Il rajoute que "ces projets sont choisis dans un cadre négocié et s’attache à examiner la qualité et la transparence des actions entreprises. Le respect des droits humains est un critère" . Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un plan de prévention des conflits.
M.K. (st.)

Lire l'article entier sur le site de LLB.


5.  Et, il y a un an : 24/9/2010 : 
"L'ONU attend la Palestine"
Philippe Paquet.
_ Envoyé spécial à New York

http://www.lalibre.be/actu/international/article/612019/l-onu-attend-la-palestine.html

LLB. Mis en ligne le 24/09/2010
Dans un discours essentiellement consacré au Proche-Orient, Obama a plaidé jeudi pour l’admission d’un Etat palestinien indépendant l’an prochain. Un engagement personnel qui pèsera sur ses chances de réélection en 2012.

Barack Obama a donné rendez-vous avec l’Histoire jeudi, devant l’Assemblée générale des Nations unies, en formant le vœu que l’Onu puisse accueillir, l’an prochain, un nouveau membre : "un Etat de Palestine indépendant". Si l’occasion n’est pas saisie maintenant, alors que de laborieuses négociations sous le patronage des Etats-Unis viennent de reprendre entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il prévenu, le risque sera grand de devoir attendre que passe une génération pour ramener la paix au Proche-Orient. 

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Il y a un an : "L'ONU attend la Palestine" (B. Obama)

Philippe Paquet; La Libre Belgique
Envoyé spécial à New York
Mis en ligne le 24/09/2010

Dans un discours essentiellement consacré au Proche-Orient, Obama a plaidé jeudi pour l’admission d’un Etat palestinien indépendant l’an prochain. Un engagement personnel qui pèsera sur ses chances de réélection en 2012.
Barack Obama a donné rendez-vous avec l’Histoire jeudi, devant l’Assemblée générale des Nations unies, en formant le vœu que l’Onu puisse accueillir, l’an prochain, un nouveau membre : "un Etat de Palestine indépendant". Si l’occasion n’est pas saisie maintenant, alors que de laborieuses négociations sous le patronage des Etats-Unis viennent de reprendre entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il prévenu, le risque sera grand de devoir attendre que passe une génération pour ramener la paix au Proche-Orient. Si le président américain a été alors longuement applaudi par l’assemblée et si les bancs de la délégation israélienne dans la salle n’étaient vides que pour cause de fête religieuse juive, on ne pouvait s’empêcher de penser que le pari est loin d’être gagné.

A quelques semaines d’élections cruciales pour sa majorité au Congrès, M. Obama a dressé un bilan de ses réalisations en politique étrangère : le sauvetage de l’économie mondiale après la crise financière de 2008, le retrait d’Irak, la stabilisation en Afghanistan, les progrès enregistrés dans l’élimination des armes nucléaires, le bâton et la carotte à l’égard de l’Iran, l’aide apportée à Haïti et au Pakistan Mais c’est de ce qu’il reste à accomplir qu’il a voulu surtout parler, consacrant au conflit israélo-palestinien des développements qu’on n’avait plus entendus depuis longtemps dans la bouche d’un président américain à l’Onu.
"Les cyniques disent que les deux parties sont trop méfiantes l’une envers l’autre et que les divisions intestines sont trop grandes dans chaque camp pour qu’on puisse forger une paix durable"
, a admis Barack Obama. Il n’en a pas moins exhorté les protagonistes à puiser dans les traditions de tolérance des "trois religions qui considèrent le sol de Jérusalem comme sacré" (le judaïsme, le christianisme et l’islam) pour qu’enfin les choses progressent. Car, à défaut d’accord, "les Palestiniens ne connaîtront jamais la fierté et la dignité que confère un Etat". Et "les Israéliens ne connaîtront jamais la certitude et la sécurité que vous donnent des voisins souverains et stables qui se sont engagés à vivre ensemble". "Le sang continuera de couler", a averti le Président. "La Terre sainte demeurera le symbole de nos différences, plutôt que celui de notre commune humanité."

M. Obama a mis le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pied du mur en épinglant leur engagement mutuel à mener les négociations à leur terme. Mais il a appelé tous les autres acteurs et le reste de la communauté internationale à soutenir le processus. "Nombreux dans cette salle sont ceux qui se rangent parmi les amis des Palestiniens. Mais les paroles doivent maintenant être suivies par des actes", a insisté le chef de l’exécutif américain. "Ceux qui se sont engagés sur l’Initiative arabe de paix doivent saisir cette occasion [ ] pour avancer comme promis sur la voie de la normalisation avec Israël. Et ceux qui parlent haut et fort en faveur de l’autonomie palestinienne doivent apporter un soutien politique et financier à l’Autorité palestinienne."

Barack Obama a pris soin de rappeler le soutien indéfectible des Etats-Unis à Israël. "Après soixante ans de présence au sein de la communauté des nations, l’existence d’Israël n’est pas un sujet de discussion", a-t-il martelé. "Israël est un Etat souverain et la patrie historique du peuple juif. Il doit être clair pour tous que toute tentative d’attenter à la légitimité d’Israël ne pourrait que se heurter à l’opposition résolue des Etats-Unis." Et de souligner que "le massacre d’Israéliens innocents n’est pas de la résistance, mais de l’injustice".
Dans le même temps, le président américain n’en a pas moins souligné que les amis d’Israël doivent réaliser que "la sécurité véritable de l’Etat hébreu passe par la création d’une Palestine indépendante - un Etat qui permette aux Palestiniens de vivre dans la dignité et de jouir d’opportunités". M. Obama a rappelé la position de son gouvernement sur les colonies juives. Le moratoire sur leur construction a "amélioré la situation sur le terrain et le climat des négociations", et il doit par conséquent pouvoir être prolongé, un point sur lequel, pourtant, M. Netanyahou est resté évasif jusqu’ici en n’envisageant que le gel éventuel de certains projets.

Le conflit israélo-palestinien, a conclu le président américain, est presque aussi ancien que l’Organisation des Nations unies elle-même. "Nous pouvons nous revoir l’an prochain et tenir le même genre de discours". Ou "nous pourrions avoir un accord qui nous conduirait à accueillir un nouveau membre des Nations unies : un Etat de Palestine indépendant, vivant en paix avec Israël".
Dans cette hypothèse, Barack Obama rejoindrait Jimmy Carter au rang des grands artisans de la paix au Proche-Orient. Il mériterait alors pleinement le prix Nobel qui lui fut décerné anticipativement après son entrée en fonction. Dans le cas contraire, l’échec de cet engagement personnel pourrait peser lourdement sur ses chances de réélection en 2012.

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