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Boycott : une réponse légitime à l'occupation israélienne?

Le mois dernier, j'ai relayé l'appel au boycott de produits venant d'Israël (et bien souvent, indirectement, des territoires palestiniens occupés). Ce boycott fait débat.

Marc Abramowicz rappelle qu’en 2005, 174 organisations civiles palestiniennes ont lancé l’appel « BDS » (Boycott – Désinvestissement – Sanction) et que de nombreuses organisations pacifistes israéliennes l’ont relayé.

Il signale aussi que c’est suite aux difficultés de mobilisation sur ce thème qu'il a accepté d’intervenir à une conférence posant le problème du Boycott dans son aspect "dépassement d’un tabou" : "Je tenterai de cerner ce qui rend si difficile une action avec laquelle, pour nous, il est intellectuellement difficile de ne pas être d’accord : - l’exemple de l’Afrique du Sud, - la constatation que tant d’efforts militants n’ont pas fait régresser l’agression et l’occupation israélienne, ne sont pas parvenu à mobiliser l’opinion publique."

Il signale enfin qu'à titre individuel on peut déjà participer à une action de boycott des produits israélien en n’achetant pas des marchandises ayant le code barre 729.

Conférence-débat
Boycott : une réponse légitime à l'occupation israélienne ?

Suite à l'indignation provoquée par les événements meurtriers qui ont secoué Gaza en décembre dernier et dont les effets désastreux continuent de plonger la population palestinienne dans des conditions de plus en plus précaires, la responsabilité de l'Etat d'Israël est une fois de plus pointée du doigt.

Ne pas répondre à cette situation d'injustice criante constitue un fait honteux de la part de nos dirigeants politiques occidentaux, mais également une caution que nos sociétés civiles octroient à ce diktat qui dure depuis 60 ans.

Nous, citoyens belges et européens, avons un pouvoir de réflexion et le droit de nous manifester indépendamment de nos représentants pour réagir de manière responsable et consciente.

Après les nombreux échecs résultants des politiques menées antérieurement pour établir une situation de droit et de reconnaissance de l'Etat palestinien, nous posons la question du boycott de l'Etat d'Israël comme une action permettant d'exprimer notre refus de voir Israël continuer à perpétrer des violations du droit international.

Dans ce contexte de réflexion, un petit groupe de citoyens (Les Citoyens Pour la Palestine) a décidé d'organiser le 7 mai prochain, en collaboration avec le Bureau des Etudiants Administrateurs de l'ULB, une conférence-débat pour poser la question de la légitimité d'une action telle que le boycott d'Israël.

Ce débat contradictoire entre des intervenants en faveur (Michel Collon, Marc Abramowicz) et en défaveur (Pascal Fenaux) du boycott devra permettre d'explorer le sujet sous des angles de réflexion nécessaires à l'élaboration d'une stratégie d'action ultérieure.

Mais aussi, cette conférence a pour objectif de lever le tabou sur un sujet responsable de polémiques et de dissensions profondes au sein des milieux associatifs, intellectuels, et politiques... pour oser regarder autrement un moyen d'action pacifique et à la portée de tous.

Introduction donnée par Hocine Ouazraf
Modérateur: Souhail Chichah

Jeudi 7 mai à 19H00.
ULB - Auditoire Janson, 48, av. Franklin Roosevelt 1050 Bruxelles
Entrée: 1 euro


Personnes de contact:
Vinciane Cappelle – 0479 80 48 49 – vincianecappelle@gmail.com
Géraud Hougardy -

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