Accéder au contenu principal

Tribunal Russell sur la Palestine - Cape Town - 6 novembre 2011

Chers Amis,
Ci-joint un communiqué de presse du Tribunal Russell sur la Palestine, réuni à Cape Town (Afrique du Sud) ce W-E et en ce début de semaine.

Ce communiqué n’est pas consultable sur le site web du Tribunal Russell : une «main mystérieuse» l’a piraté et rendu inaccessible.

Le communiqué de presse que je vous transfère ci-dessous est lui-même techniquement très particulier: ce courriel s’est avéré intransférable (le premier de toute ma «carrière» sur le net...) : «La tâche n’a pu être effectuée. Une erreur inconnue s’est produite...». 
Une «main mystérieuse» l’avait trafiqué à sa façon.
Pour vous faire parvenir malgré tout ce message, j’ai tenté de procéder à un copier/coller de son contenu et de le coller dans le présent message.

De façon générale, les travaux du Tribunal Russell sur la Palestine – organe d’opinion juridiquement rigoureux et non partisan, honoré de la participation de Stéphane Hessell, de Mgr Desmond Tutu et autres gardiens de la conscience universelle, ainsi que d’excellents spécialistes du droit international - n’ont pratiquement aucun écho dans la presse (une «main mystérieuse»).

Pour pallier ce triste état de fait, je vous suggère de transférer le présent courriel au maximum de vos amis.

Bien cordialement,
F. M.

Tribunal Russell sur la Palestine
Cape Town 

- Communiqué de presse 6 novembre 2011

Ce dimanche 6 novembre 2011, le Tribunal Russell sur la Palestine a poursuivi ses travaux sur le thème « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ». 




De nombreux témoignages ont porté sur les violations des droits humains par l'Etat d'Israël à l'encontre des Palestiniens dans les territoires occupés et en Israël même. Ils ont détaillé différentes mesures discriminatoires telles que: démolitions de maisons, punitions corporelles, détérioration des services de santé et d'éducation notamment pour les enfants, interdiction d'aller et de venir dans les territoires palestiniens. Même les libertés religieuses sont restreintes, des milliers de Musulmans et de Chrétiens sont interdits d'accès aux services religieux et aux lieux saints. Un témoin a estimé que pas moins de 30 pour cent de ces violations sont des pratiques d'apartheid. Avec pour conséquences d'empêcher le peuple palestinien de fonctionner en tant que groupe social.

D'autres intervenants ont présenté l'arsenal législatif israélien sans cesse modifié en vue de restreindre davantage les droits des Palestiniens. Des lois militaires s'appliquent aux Palestiniens des territoires, tandis que des lois civiles régissent la vie des colons. D'autres témoins ont souligné les différents statuts juridiques selon l'endroit où ils résident. A titre d'exemple, les Palestiniens de Jérusalem doivent prouver leur qualité de résident, faute de quoi leur statut est révoqué. D'autres lois visent la population israélienne. Elles obligent les associations qui défendent les droits des Palestiniens à déclarer l'origine de leurs fonds et leur interdisent de soutenir les campagnes de boycott. 



D'autre part, une politique systématique d'exploitation des ressources du peuple palestinien (travail, agriculture, environnement, eau,...) résulte d'un plan coordonné dès 1967, a soutenu un témoin. La viablité des villages est aussi rendue impossible par l'absence d'accès à l'eau, aux routes, ..., avec pour conséquence un exode volontaire des populations épuisées par ces conditions. Une politique de même nature est appliquée en territoire israélien dans les villages palestiniens, en particulier les villages bédouins du Neguev.

Le caractère juif de l'Etat d'Israël est utilisé par les autorités israéliennes pour justifier les différentes violations aux droits humains, y compris le déplacement de populations, qualifié de nettoyage ethnique par un témoin. La destruction massive de maisons de Palestiniens, le transfert de populations et la construction du Mur participent de cette politique de nettoyage ethnique avec pour but ultime la judaïsation d'un maximum de terres de la Palestine historique. Selon ce témoin, il s'agit d'une politique d'apartheid, une notion utilisée officiellement en Israël (hafrada) et qui signifie "acte de séparer". Le Mur étant lui-même qualifié de "barrière de séparation".

Des juristes, en s'appuyant sur la jurisprudence des juridictions internationales, ont rappelé les notions qui permettent de qualifier si des pratiques s'apparentent au crime d'apartheid. Outre les crimes contre l'humanité et crimes de guerre déjà dénoncés, notamment par la Cour Internationale de Justice, la notion de persécution d'un peuple a été précisément définie. 
Enfin, cette journée s'est conclue par l'intervention d'un juriste qui énoncé les différents moyens d'action possibles au niveau juridique national et international en vue de mettre fin aux violations des droits fondamentaux des Palestiniens présentées lors de cette session. Il a rappelé avec insistance le rôle essentiel de la société civile pour amener les gouvernements à se conformer à leurs obligations internationales. Notamment par le biais de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) comme moyen alternatif de faire respecter le droit international.

Cette troisième session du TRP a été marquée par deux incidents: la menace de retrait de la citoyenneté israélienne à une parlementaire arabe de la Knesset citée comme témoin au TRP et le piratage du site web du Tribunal Russell sur la Palestine.


Lundi 7 novembre, les conclusions du jury seront annoncées lors d'une conférence de presse à Cape Town.

Pour d'autres informations sur le Tribunal Russell sur la Palestine: 
https://www.facebook.com/russelltribunal
Contact presse: 

Claude Colart, media manager, RToP Cape Town, 0027 82 37 06 731

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

LES DÉMOLITIONS DE MAISONS EN CISJORDANIE EN HAUSSE

Le transfert silencieux s'accélère...

Palestine  -DOSSIER DÉMOLITIONS - pages 4 et 5

par Sophie Feyder et Nathalie Jeanne d'athée


Selon l'ONG israélienne Israeli Committee against House Demolition (ICAHD),  le gouvernement israélien a déjà fait démolir 48 488 structures palestiniennes depuis 1967, date de l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza.
Un nombre incalculable de gens se sont ainsi retrouvés sans abris du jour au lendemain.
Cette politique de démolition est un des piliers d'une stratégie plus large de judaïsation de la Cisjordanie, une manière silencieuse mais efficace de procéder à un transfert de population.

Si le mot "nettoyage ethnique" froisse encore beaucoup d'oreilles, les juristes israéliens concèdent pour la plupart que ce recours aux démolitions entre clairement en contravention avec l'article 53 de la quatrième Convention de Genève, selon lequel "il est interdit à la Puissance occupante de détruire des biens mobiliers ou…

Palestine : un reportage remarquable de grégoire Commaire

Parus dans La Libre en avril 2014 :
https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=28712897#editor/target=post;postID=7143928951061035928;onPublishedMenu=posts;onClosedMenu=posts;postNum=3;src=link

En voici des extraits, l'accès aux articles complet étant réservé aux abonnés de la Libre.

Il y a moyen de s'abonner à La Libre électronique, il en coûte 4,83 € par mois (voir la note à la fin de l'article)

Voir l'introduction aux articles dans ce Blog

1. Mirage à Ramallah

mardi 15 avril 2014

Alors que le processus de paix israélo-palestinien s’enlise, Ramallah affiche une image de cité prospère. Mais si certains habitants sont des privilégiés, la réalité n’est jamais loin.
Nous sommes à Jérusalem, capitale autoproclamée d’Israël et ville trois fois sainte pour des millions de croyants à travers le monde. Huit cent mille personnes vivent ici, dont 260 000 Palestiniens chrétiens et musulmans, qui ont un statut de "résident permanent" depuis la conquête par Israël des quarti…

Une lettre de Gaza aux Indiens de Standing Rock

pourlapalestine.be/une-lettre-de-gaza-aux-indiens-de-standing-rock/

Chers Indiens d’Amérique,
Bien que nous soyons de couleurs, religions, cultures et contrées différentes, j’ai découvert, avec les protestations de Standing Rock, que nous avions beaucoup plus de choses en commun que de différences. Quand je lis votre histoire, je puis nous y voir reflétés, mon peuple et moi. Je sens au fond de mon cœur que votre combat est le mien et que je ne suis pas seule dans la lutte contre l’injustice.


Mes ancêtres n’étaient pas les seuls qui vivaient en Palestine. Juifs, chrétiens et Arabes vivaient tous les uns aux côtés des autres, dans mon pays. Mais mes ancêtres – y compris mes grands-parents et mes arrière-grands-parents – étaient le peuple indigène, tout comme vous. Et ils ont subi le même sort que votre peuple. La politique américaine d’occupation et de déportation via des marches forcées comme la Piste des Larmes, avec le transfert progressif de tant des vôtres dans des réserves surpeup…